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Et si j’avais peur?

Et si je vous disais que tout ceci m’effraie au plus haut point, que mes peurs me paralysent certains jours, et si tout tournait au cauchemar? Et s’il m’arrivait malheur? La peur peut sembler si grande parfois qu’elle me donne le vertige. Mes peurs sont basées sur des articles sensationnalistes provenant des grands canaux de télévision, leur but est exactement de me faire ressentir la peur que j’ai. Le pire là-dedans c’est que je suis au courant, mais la peur est là quand même, elle grandit quand même. Je ne peux m’en empêcher, quand j’entends que telle ou telle personne s’est fait attaquer/violer/tuer, ça me donne une peur bleue. Et si c’était à moi que ça arrivait, et si je rencontrais les mauvaises personnes? Les médias semblent vouloir nous bombarder de danger qui n’est pas à l’image de la vérité. J’aimerais pouvoir me vanter, me dire que je suis au-dessus de tout ça, mais parfois j’ai peur sans même savoir de quoi il s’agit. Je voudrais être dénuée de tous ces sentiments, ne pas avoir peur de parcourir le monde. Aussitôt que l’on parle de voyage, surtout d’une femme qui voyage seule, les gens semblent aussitôt avoir un peu de retenue, parfois, même moi.

Ma passion, c’est ce qui me permet de rester la tête hors de l’eau même lorsque les vagues frappent si fort que j’aurais l’impression de me noyer. Quand je dois me lever chaque matin pour aller travailler, faire mon 9 h à 5 h. Je n’ai pas la capacité à entrer dans ce moule-là, je n’ai pas la capacité à voir ma vie défiler aussi vite, mais surtout je n’ai pas la capacité de vivre une vie de sédentaire et ça croyez moi, ça fait peur.  Ça fait si peur que mon estomac se noue et il me fait mal de respirer. Je n’ai pas la capacité de me projeter dans une vie où j’aurais une maison, des enfants, un travail régulier, le tout tracé d’avance. Cela ne fait pas partie de mes capacités. J’ai envie d’aller à la rencontre des gens que je ne connais pas encore, des lieux que j’aime déjà, des aventures folles que je raconterai, mais j’ai envie d’être heureuse même si j’ai peur.

On pourrait dire « et puis c’est tout, c’est seulement ça tes peurs ? » Malheureusement, non. Des peurs, j’en ai plein, même des milliers. Je suis souvent submergée par mes peurs, l’inconnu, le voyage, le brouillard, le regard des autres, tout ceci fait partie de mes phobies, mais j’ai surtout peur de regretter. Me lever un matin, regarder à travers la fenêtre et me rendre compte que ma vie, je l’aurais vécue différemment. Le regard des autres, ah en voilà tout un problème! Combien de gens n’osent pas montrer qui ils sont réellement? Que vont dire les gens qui m’entourent? Partir sans date de retour, c’est dur à faire avaler à ceux que j’aime. Et si je tombais amoureuse de ce mode de vie et que mon voyage dure éternellement? La vie est faite de « SI » et je compte bien tous les vérifier parce que mon envie de voyager est plus forte que mes peurs. J’ai lu quelque part sur les « zinternets » : « Le courage n’est pas l’absence de peur, mais la conviction qu’il y a quelque chose de plus important que la peur ». Le courage vient en affrontant ses peurs et c’est quelque chose de précieux, car c’est notre alarme pour nous indiquer un danger imminent ou encore une réaction à une peur interne. Chaque peur peut être surmontée, mais il faut parfois se donner  plusieurs coups de pieds au derrière pour se donner la chance d’avancer. Surpasser ses peurs n’est pas un concours, à chacun son rythme. C’est mon aventure, mes peurs, c’est ma vie! À moi d’y donner la vitesse que je désire.

Et si on laissait tomber les préjugés qui nous guettent? Et si nos plus grandes peurs étaient les plus grands moments qui nous attendaient? Et si on tournait la peur en positif, car je crois fermement qu’il réside toujours une pointe de positif dans chaque situation. Il faut donner une lutte sans merci à nos peurs, leur rappeler chaque jour que c’est nous qui sommes aux commandes de nos vies. Je dirais aussi qu’il est important d’accepter qu’elles puissent revenir et prendre le dessus le temps d’une respiration, mais sachez qu’il y aura toujours moyen de se relever. Je ne vous cache pas que parfois j’aimerais prendre mes jambes à mon cou et courir aussi loin que je le peux, mais j’ai décidé de me tenir debout face à elles et d’y livrer combat. Les seules limites que nous avons sont celles que nous fixe notre cerveau. Parce que la vie est remplie de dangers et qu’il est normal qu’il en soit ainsi, mais jamais je ne laisserai ma peur du danger dicter ma vie, je l’utiliserai plutôt comme acolyte, comme un atout, comme une amie sur qui l’on peut compter. Comme une grande amie à moi m’a dit un jour « si tu n’avais pas cette peur en toi, c’est que ton projet de partir ne serait pas important. Plus la peur est grande, plus tu es consciente de l’importance que cela a pour toi. »

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2 commentaires

  1. C’est tellement beau et émouvant que j’en ai les larmes aux yeux. Quelle somme de courage il a fallu et faut encore pour s’engager dans le chemin du bonheur tel que tu l’as choisi. Je n’ai pas franchi ce cap mais j’ai goûté à cette liberté dans les espaces islandais et je n’y jamais été plus vivant que là-bas. Bonne route à toi.

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