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Découvrez Mathieu Montaroux du blog « Gopro et sacado »

Nom : Mathieu Montaroux
Site web : www.mathieumontaroux.com
Nombre de pays visité : 8, mais je compte bien tous les visiter !
Pays d’origine : France

Qui est Mathieu ?

Un homme qui aime sa liberté. Et comme je n’en ai jamais assez, je repousse sans cesse mes limites de confort. Toujours la soif d’apprendre par moi-même, de mes erreurs certes, mais aussi et surtout apprendre du monde qui m’entoure et faire partager mes aventures pour montrer que même si on croit ne jamais avoir le temps de rien faire, ou, ne pas être capable de faire telle ou telle chose, bah avec pas grand-chose et peut être simplement de la motivation, on arrive à faire de belles et grandes aventures dans la vie.

Qu’elle est l’origine de GOPRO et SACADO, ton blogue ?

Après quelques essais de blogue sur le voyage en 2011 plus ou moins fructueux, et finalement n’ayant pas assez de matière pour le nourrir aussi souvent que je le souhaitais, je me suis tourné vers les activités pleins air. Que ce soit randonnées, canot, découvertes, ou les bonnes adresses, je veux à travers mon site montrer que le plein air ça touche beaucoup de choses et que pour en profiter au maximum ; ça demande parfois quelques doses de connaissances et de la préparation. Mon site est là pour aider les gens à s’y retrouver dans leurs choix d’activités tout simplement en leur donnant des conseils utiles des adresses sympas et en leur faisant partager mon point de vu.

Parachutiste militaire pendant 7 ans, raconte-nous ton premier saut dans le vide ?

Mon premier saut en parachute, ça remonte à février 2001 à l’école des troupes aéroportées. J’étais tout jeune, j’avais 19 ans ! l’E.T.A.P, c’est 15 jours de formation dans un simulateur militaire grandeur réelle pour vous préparer à vos sauts en parachute. Le 1er saut, c’était à bord d’un Lockheed C-130 H30 Hercules, un gros avion militaire avec 4 gros moteurs à hélices. Là-dedans on est à peu près 80 parachutistes. A l’époque je pesais 62kg. Avec tout l’équipement on était rendu à doubler notre poids. Ce n’est pas rien. Mais lorsque la porte de l’avion s’ouvre et que les largueurs nous font signe de nous lever pour nous aligner le long de la carlingue de l’avion, on a le cœur qui s’emballe. Et dès que la lumière rouge passe au vert avec un bruit strident qui nous donne le « go » pour sauter, on peut dire que j’étais à la fois content, anxieux, stressé, et fier. Oui tout ça car c’est quelque chose que je voulais faire depuis longtemps et à l’issue de nos 3 sauts de validation, on reçoit nos « ailes » sur notre habit militaire en plus du béret rouge des paras. Alors on est fier et pas à peu près !

Qu’elle est la plus dure mission qui t’a été donnée de faire ?

La mission la plus dure ? il est certain que je ne peux pas parler des missions que je faisais à l’étranger, mais une exfiltration est toujours une mission délicate avec une longue préparation. Une fois sur le terrain on a pas le droit à l’erreur !

 Sur ton blogue, on peut lire tes articles concernant des tests de matériels, est-ce que ce sont les compagnies qui viennent vers toi ?

Non, pour le moment personne n’est venu vers moi pour me proposer leur matériel. Mais j’aimerai ça. Dans l’immédiat, comme je le disais au début de l’interview, je donne des conseils pour mener à bien les activités plein air. Et ça passe aussi par le matériel et l’équipement que j’utilise. Quand je dors en montagne par -40°C, il est bon de donner toutes les informations sur ce que j’apporte avec moi et comment le matériel s’est comporté lors de la mise en situation.

T’est-il déjà arrivé de tester de l’équipement qui était en fin de compte un fiasco ?

Pour le moment, non. Il est certain que je choisi moi-même mon équipement et je passe parfois beaucoup de temps sur internet, à comparer, lire les avis de d’autres utilisateurs avant de faire mon choix. Je veux pouvoir là encore, conseiller les gens au mieux avec des faits vécus et pas seulement un avis de constructeur !

As-tu le libre abrite sur les critiques que tu donnes aux produits ?

Oui, entièrement. Pour le moment en tous les cas étant donné que je ne suis commandité par personne dans le majeur parti du temps. Ça n’a pas été le cas pour mon expédition Québec Yukon, mais le matériel qui m’a été donné/prêté a été à la hauteur de mes espérances et je les en remercie de m’avoir fait confiance. C’est ainsi que je peux mettre en avant leurs produits.

Ta dernière aventure s’est déroulé au Yukon en canoë, 15 jours solo au milieu de la faune sauvage. Comment as-tu trouvé ton expérience ?

Là encore, c’était toute une préparation. Depuis octobre je préparais mon aventure. 7 mois de préparation pour en apprendre plus sur l’histoire, la géographie du Yukon, la géologie, la faune et la flore bien sûr. Une expérience riche sur beaucoup de choses, que ce soit en émotions, en découvertes et même en surprises puisque j’ai rencontré des gens extraordinaires des premières nations.

As-tu eu des rencontres effrayantes avec la nature sauvage ?

En fait j’en ai eu une oui. Mais juste après l’évènement, j’me suis dit, bordel heureusement que personne ne m’a vu. Je suis sûr que tu veux connaitre mon anecdote ?! ok je te raconte. Le matin du 3ème jour, je me réveil dans ma tente par un bruit dans l’eau. En moins d’une seconde j’me suis dit, c’est le bruit d’un ours qui frappe l’eau pour essayer d’attraper un poisson. Je regarde par le trou de la toile de tente. Je ne vois rien et d’un coup, bing, le même bruit se reproduit. J’en ai fait un bond en arrière. Finalement je suis resté dans ma tente… Au petit matin alors que je préparai mon petit déjeuner, j’aperçois un castor dans l’eau et au moment où il m’a vu, il a plongé dans l’eau en donnant un grand coup de queue a la surface de l’eau. J’avais trouvé mon coupable !

Quel est le plus beau moment de ton voyage ?

En fait, je ne me contente jamais que d’un seul moment. Je dirai que tout mon voyage a été un beau moment. Chaque apparition d’animaux sauvage, des ours, grizzli, loup sont un moment magique. On peut enfin voir des animaux dans leur nature, leur milieu naturel où ils sont chez eux et non derrière les barreaux d’une cage dans un zoo. Et les rencontres avec les premières nations qui vous raconte leur propre histoire en parlant de leurs ancêtres. Comment ne pas être touché d’un pincement au cœur, d’une émotion qui vient vous chercher au plus profond de vous-même. C’est tout ça les beaux moments que j’ai partagé lors de mon Klondike 2016.

Combien de temps de préparation t’a t-il fallu pour partie sur la mythique rivière du Yukon ?

Comme je le mentionnais tout à l’heure, c’est environ 7 mois de préparation qu’il m’a fallu. C’est à la fois peu et beaucoup mais pour savoir quoi apporter comme équipement, matériel, nourriture, ça prend du temps et des recherches. Et aussi trouver et convaincre les commanditaires. Savais-tu que 15 jours avant de partir, je n’avais toujours pas trouvé de commanditaire pour mon canot !

La solitude lors de ton voyage était-elle dure à gérer ?

Non. Pas pour moi. Il est certain qu’on est tous très différent. Mais la solitude que je suis venu chercher finalement, m’aide à me retrouver avec moi-même, ne pas avoir d’influence de quiconque. Seul, on refait sa vie, on remet en cause bien des théories sur le monde extérieur. On se questionne et on espère que le voyage nous donnera ses réponses. Mais on est content de croiser le regard de quelqu’un après un long moment seul, face à la nature.

Expatrié au Québec depuis 2011, qu’elle est ton endroit par excellence pour aller passer un weekend en nature ?

Il est certain que le Québec nous propose ses parcs provinciaux et le Canada ses parcs nationaux. Passer un weekend par exemple dans le parc de la Mauricie au bord d’un lac dans sa toile de tente et son feu de camp, bien caché dans un endroit où nous serons allés à l’aide d’un canot ou d’un hydravion est pour moi le summum !

Pourquoi avoir choisi le Québec comme maison d’accueil plutôt que la Colombie-Britannique par exemple ?

Simplement parce que je ne parle pas beaucoup anglais et qu’au Québec on parle le « français »… enfin, le Québécois ! Sinon c’est sur je me serai probablement tourné vers un paysage plus escarpé. Mais mon choix a été là encore murement réfléchi et je ne le regrette pas. Je garde finalement les paysages escarpés pour mes aventures au grand air !

Est-ce que tu envisages de t’installer définitivement au Québec ?

Je pense que je ne suis déjà pas mal installé depuis 5 ans maintenant et citoyen Canadien depuis 1 an. J’ai acheté une maison en avril et pour le mois d’Aout on attend un bébé. Je pense qu’on ne peut pas beaucoup faire mieux !

D’où t’es venu ta passion pour la survie en forêt ?

Mon côté militaire-là qui reprend le dessus. Je veux pouvoir faire tout l’inverse de notre monde, de notre quotidien bien ficelé, où tout est programmé, déjà écrit. J’aime me retrouver dans l’inconnu où seul mes connaissances et l’instinct vont pouvoir me sortir de la routine. Peut-être que je me prépare à la fin du monde, ce n’est pas mal la mode depuis un certain temps ça non !

Qui t’a inspiré à partir en voyage, à pousser tes capacités ?

Ça c’est une très bonne question. Hum… Est-ce que j’ai été, je suis inspiré de quelqu’un ou quelque chose ?! je ne sais pas. Je m’inspire moi-même. Ça se peut ça ? J’veux savoir jusqu’où je peux aller. Sauf que maintenant il faut que je sois raisonnable. Alors je cherche toujours les limites mais des limites calculées !

Qu’elle est l’expédition qui t’a marqué à jamais soit par la beauté des lieux ou encore par sa difficulté ?

Il est sûr que mon expédition Québec Yukon restera ma première grande aventure. Mais gravir une montagne et dormir en haut par des températures de -35°C, ça c’est le vrai défi, où votre vie ne tient pas à grand-chose qui vous n’avez pas le physique, le mental et l’équipement qu’il vous faut. Mais dans les deux cas, les paysages étaient magnifiques.

À quand et où ton prochain voyage ?

Bonne question encore. Là je suis à l’écriture de mes articles sur le Yukon, le traitement des photos, et prochainement l’écriture de mon livre. Mais il est certain que j’aimerai faire la traversée du Charlevoix. 7 jours de marche dans des conditions extrêmes. Alors peut être ça sera ça ma prochaine aventure qui sait ! Je ne suis pas contre le fait de laisser mes lecteurs choisir pour moi aussi !

Si on veut suivre tes aventures, on fait ça où ?

Sur mon site il y a tous les liens pour mes supports sociaux. Ça sera plus simple. En détail c’est YouTube , Twitter, Facebook, et Instagram.

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